Tatsumi Seiichiro

-Tatsumi est ce que tout va bien ?
Je lève un regard vers mon interlocuteur. Je souris en le reconnaissant. Il s'agit de Tsuzuki Asato, le shinigami responsable de la zone de Kyushu, qui me demande de mes nouvelles.
Pourquoi lorsque Tsuzuki m'appelle, est ce que mon prénom semble sonner différemment ? Pourquoi suis-je aussi heureux lorsqu'il me demande de mes nouvelles ? Admet le Seiichiro ! Tu es éperdument amoureux de cet homme ! Je soupire. Oui, effectivement, j'éprouve certains sentiments amoureux pour cet imbécile de Tsuzuki et alors ? Je sais qu'il ne s'intéresserait jamais à moi
Je me lève alors de mon bureau et lui sers solennellement la main en guise de salut, puis lui répond, toujours souriant :
-Oui je vais bien Tsuzuki. Et toi ?
-Hisoka a accepté de venir avec moi au restaurant ! C'est génial tu ne trouve pas ?
Je sens mon sourire diminuer, mais je me force à rester joyeux. Hisoka Kurosaki, jeune shinigami de seize ans et partenaire actuel de Tsuzuki. Malgré les apparences, ces deux là s'apprécient beaucoup.
D'un coté, cette situation m'enchante, cela me permet de ne plus penser à lui et pourtant...je l'aime c'est indéniable. Pire, je ne l'aime pas, il est l'homme de ma vie....de ma mort plutôt puisque je ne suis plus.
Cela fait un demi siècle que je connais Tsuzuki. Un demi siècle que je partage ma vie avec lui en tant qu'ancien partenaire. Des fois je me demande pour quelles raisons je me suis séparé de lui.
Je le sais pourtant parfaitement. Il....il me rappelle ma mère....ma mère que j'ai tué. Je sens des larmes me monter aux yeux mais je me retiens de pleurer. Allez Seiichiro ! Fais un effort ! Ne pleure pas devant lui....surtout pas devant lui.
Je sens le regard inquiet de Tsuzuki sur moi. Je lève difficilement les yeux vers lui. Il me sourit, mais moi je n'en n'ai plus la force. Allez ! Répond lui quelque chose bon sang ! Ne demeure pas idiot ! Souris !
-Tsu....je suis content pour toi
Ca y est, je sens que je vais craquer. Mon c½ur me fait horriblement souffrir. Je l'aime tellement ! Je t'en prie Tsuzuki va t en ! Ne me fais pas encore plus souffrir ! Tu me tues, même si je suis déjà mort !
Je sens des mains douces me relever le visage. Je pleure. Mes larmes coulent sur mes joues et je ne peux rien faire pour les arrêter. Dire que je m'étais promis de ne pas pleurer devant lui !
-Qu'y a-t-il, Tatsumi ? Ca ne va pas ?
Il me demande ça d'une petite voix inquiète. Je ferme les yeux et approche mon visage du sien. Mes lèvres se posent, doucement, sur sa joue. Rougit il ? Je n'en sais rien et ne veux pas le savoir.
Puis, je me retire résigné. Je n'aurais pas accès à ses lèvres. Veinard de Kurosaki ! J'espère que tu t'occuperas bien de lui. Moi, mon rôle, à présent, c'est de veiller sur lui, mais dans l'ombre :
-Laisse moi t'aider Tatsumi. Que puis je faire pour toi ? Dit le moi
J'ouvre les yeux, surpris par sa question. Il me regarde en souriant et ce sourire me redonne également le sourire. Je sens le rouge me monter aux joues et je lui tourne le dos honteux et confus.
Il s'approche de moi. Je sens ses mains m'enlacer par derrière. Je sursaute. Qu'a-t-il l'intention de faire ? Pourtant, je ne résiste pas et m'abandonne entre ses bras. Dieu seul sait que je serais prêt à tout accepter pour lui !
Je ne suis pas raisonnable je le sais ! Je me retourne doucement et cherche ses lèvres avec désespoir. A mon grand étonnement, il ne me repousse pas. Je sens mon c½ur bondir de joie. J'ai enfin accès à ses lèvres !
Pourtant, je le repousse, lorsque j'entends le patron s'écrier :
-Tatsumi ! Rends toi sur terre immédiatement ! Ce cher Muraki redonne de ses nouvelles
Je regarde alors Tsuzuki. Il me lance un regard terrifié. Je lui souris et lui fait un petit clin d'½il. Je vais pour me retourner, lorsque je m'avance vers lui. Je le prend dans mes bras et lui vole un chaste baiser. Il n'en revient pas lui-même. Intérieurement, je me maudis. J'ai l'impression d'avoir trahi Kurosaki en faisant ça.
Alors, je me tourne vers le chef et lui répond :
-Bien je descends sur terre. Muraki va avoir des nouvelles de l'Enma-Cho, c'est moi qui vous le dis !
Tatsumi Seiichiro

# Gepost op donderdag 13 november 2008, 12u30

Gewijzigd op zaterdag 15 november 2008, 06u56

Muraki Kazutaka

Kyoto
Cette ville est superbe. Je ne sais pas pourquoi mais elle m'attire. D'ailleurs peut être vais-je commettre quelques méfaits dans cette ville ? Cela fait longtemps que l'Enma-Cho n'a pas donné de nouvelles. Tsuzuki-san me manque.
Donc, je regarde les passants. Un jeune garçon s'éloigne de sa mère. Et s'il était ma prochaine victime ? Cette idée m'enchante. J'espère seulement que cette nouvelle atteindra les oreilles de l'Enma-Cho et qu'ils enverront ce cher Tsuzuki-san.
En plus, le gamin cours vers moi. C'est certain à présent, il fera une victime parfaite ! Que vais-je donc faire de lui ? Je lui tends un bonbon. Le gosse le prend et me remercie. Il court ensuite en direction de sa mère.
Mon sourire s'élargit. Quelques instants plus tard, le petit s'écroule sur le sol, évanouit. J'entends la mère s'écrier :
-Au secours ! Mon enfant vient de s'évanouir. N'y a-t-il pas un médecin parmi vous ?
Je souris. Je m'avance, hors de l'ombre. Aucun signe de Tsuzuki-san. Dommage. Il viendra sûrement plus tard. Tel que je le connais, il ne manquera pas cette occasion de sauver un innocent.
Donc, je remets le garçon sur pied. Je lève le regard et vois un homme en costume cravate marron. L'ai-je déjà vu quelque part? En tout cas, il me rappelle vaguement quelque chose.
Je m'en souviens maintenant. Il s'agit de ce cher Tatsumi-san, le partenaire de Tsuzuki, secrétaire de l'Enma-Cho. Je souris. Pourquoi l'a-t-on envoyé lui ? Pourquoi pas Tsuzuki ?
Je m'approche de lui et l'interpelle :
-Tiens, tiens, Tatsumi-san. Comment vous portez vous ?
Il ne me répond pas et je sens ses poings se crisper de colère. Apparemment, il ne m'a pas oublié lui aussi. Qui donc m'oublierais je ? Je ne perds pas mon sourire et lui tend une main solennelle.
Après quelques instants d'hésitation, il me sert finalement la main, sans pour autant desserrer les dents. Décidément la rage qu'il porte envers ma personne est coriace ! Tant mieux, au moins, j'aurais le plaisir de le voir souffrir. Cela ne manquera pas d'être plaisant !
Ensuite, je lui propose, sur un ton poli et courtois :
-Accepteriez vous de dîner en ma compagnie ?
Puis, je rajoute, avec une pointe d'ironie que je n'essaye pas de dissimuler :
-N'ayez crainte, je vous invite. Vous n'aurez donc rien à débourser
Il sourit. Apparemment, ma pointe d'ironie lui a fait de l'effet. Je m'avance d'un pas et le frôle. Il ne me suit pas immédiatement. Je m'arrête à quelques pas de lui, pour l'observer. Il jette un coup d'½il vers l'enfant que j'ai fait s'évanouir. Celui-ci court joyeusement partout.
Je le fixe plus intensément. Un léger sourire apparaît sur son visage, lorsqu'il regarde le gamin d'un air tendre. Effectivement, on aurait pu penser que cet enfant ressemble à Tsuzuki-san.
Ensuite, il pose son regard sur moi et fronce les sourcils. Mon sourire s'agrandit encore plus. Je sens que cette journée va être, très intéressante. Je l'emmène donc au Kurakuro, restaurant tenu par mon ami, Oriya Mibu.
Il me suit sans dire un mot. Une servante vient vers nous et s'incline :
-Bienvenus au Kurakuro messieurs. Veuillez me suivre je vous prie. Je vais vous conduire à vos places.
La servante nous fait traverser une pièce et nous amène à une table pour deux. Je regarde ce cher Tatsumi-san. Il ne dit rien, restant, obstinément, silencieux. Lentement donc, je me dirige vers une chaise et la tire galamment, comme si mon partenaire était une jeune femme.
Je le regarde et lui dit, sur un ton poli :
-Je vous en prie Tatsumi-san, asseyez vous
-Vous me faites bien trop d'honneur, docteur
Je manque de sursauter. J'en avais presque oublié le son de sa voix, tellement j'étais habitué à son silence. Je me tourne vers lui. Il me sourit ironiquement. Ses yeux s'allument d'une lueur sadiquement amusée.
Il reste cependant debout. Je le regarde fixement. La lueur présente dans ses yeux me plait. Après quelques instants de défi silencieux, nous nous asseyons finalement, sans nous quitter des yeux.
La servante apporte les menus. Je regarde Tatsumi-san m'observer, tandis que j'ouvre ma carte. Puis, mes yeux se posent sur les plats. Je lui demande :
-Que désirez vous Tatsumi-san ? Je vous en prie prenez ce que vous désirez
-Je ne voudrais pas vous faire dépenser votre argent pour moi Muraki. Vous avez sûrement d'autres personnes a inviter, me trompes je ?
Cette fois, ses yeux s'allument encore plus de cette lueur d'ironie qui me plait tant. Je souris et ne peux m'empêcher de murmurer, pour moi-même :
-Je suis navré de vous dire que vous vous êtes jeté dans la gueule du loup Tatsumi-san.
Mon sourire s'agrandit. Je ne vais faire qu'une bouchée de ce charmant jeune homme, même si mon esprit est encore tourné vers ce cher Tsuzuki-san.
Muraki Kazutaka

# Gepost op zaterdag 15 november 2008, 06u54

Dans la gueule du loup (by Tatsumi)

Kurakuro
Muraki m'a invité dans cet endroit, je ne sais toujours pas pour quelle raison. Il se comporte avec moi, comme un véritable gentleman. Cela me fait bien rire. Qu'essaye t il donc de faire ?
Il me tire une chaise et s'efface pour que je m'asseye. Je m'assois donc, sans le quitter des yeux. Nous ne parlons pas mais j'ai l'impression que nos pensées se livrent une bataille sanglante.
Soudain, sa voix brise le silence :
-Que désirez vous Tatsumi-san ? Ne vous privez pas je vous en prie
J'esquisse un sourire ironique et regarde furtivement le menu. Les plats sont excessivement chers. Quelques secondes plus tard, mon regard fixe de nouveau Muraki, qui me sourit.
Une serveuse arrive, magnifiquement habillée. Je détourne mon regard vers elle et commande nos plats, poliment. Elle s'incline et repart vers la cuisine, tandis que mon regard retourne, une nouvelle fois, sur Muraki.
Ses yeux sont remplis d'une telle perversité que j'en ressens des frissons. Je change alors de tactique. Il faut que j'entre dans son jeu. Je le regarde donc, avec un air de défi qu'il a l'air d'apprécier.
Nous restons quelques instants à nous dévisager ainsi, lorsque la serveuse ramène les plats que j'ai commandés. Je me détourne vers elle, pour la remercier, inconscient qu'à cet instant, je baisse ma garde.
Muraki en profite et je sens sa main se poser, délicatement, sur la mienne. Je frémis légèrement à ce contact, tandis que la serveuse repart. Je pousse le plat de Muraki, vers lui en lui disant, poliment :
-Voici pour vous docteur
Il me remercie. Nous nous concentrons donc sur nos plats, en silence. A la fin du repas, Muraki se lève et me tire la chaise. Je me lève également :
-Ce repas était exquis docteur. Je vous remercie
Il me sourit. Puis, il me prend délicatement la main et la porte à ses lèvres, m'offrant le plus gracieux des baisemains, comme un vrai gentleman. Je réprime un frisson et veux retirer ma main.
Malheureusement pour moi, Muraki en avait décidé autrement. C'est à ce moment là que je réalise que je me suis fourré dans la gueule du loup et que celui-ci me tient entre ses griffes.
Je serre les dents, en me demandant ce qu'il prépare mais, une chose est certaine, il ne me laissera pas m'en tirer d'un si bon compte. Il s'approche alors de moi et me murmure :
-Je vous invite à mon hôtel Tatsumi-san. Ne refusez pas cette invitation
Je ne dis rien. Une invitation à un hôtel voilà qui veut tout dire. Dois je refuser cette invitation ou l'accepter ? Dans quoi me suis-je donc encore fourré ? Tu parles d'une mission !
Dans la gueule du loup (by Tatsumi)

# Gepost op maandag 24 november 2008, 12u23

Un déroulement de soirée non prévu (by Muraki)

Je souris. Je viens de donnez un rendez vous que ce cher Tatsumi-san ne peut refuser. Je l'attends à mon hôtel dans moins d'un quart d'heure. Je regarde ma montre, lorsque j'entends frapper :
-Qui cela peut il bien être
J'ouvre alors la porte et je suis surpris de me trouver nez à nez avec mon invité que je n'attendais pas avant un quart d'heure. Je ne peux m'empêcher de le dévisager de la tête aux pieds. Je constate qu'il s'est changé. Son nouvel habillement est plus aguichant que son habituel costume. Que mijote t il donc ?
Il me regarde et me dis, sur un ton où je relève une pointe de défi :
-Et bien docteur pourquoi donc faites vous cette tête ? Ne m'aviez vous pas demander de vous rejoindre à votre hôtel ? Et bien me voilà
Je ne réponds pas et mon sourire s'élargit. D'un geste galant de la main, je l'invite à entrer dans la chambre. Il incline légèrement la tête et je sens ses hanches frôler négligemment les miennes.
Je réprime un discret frisson. Il entre. Je ferme la porte derrière lui et le rejoint. Etrangement, je constate qu'il s'est assit sur le lit. Je lui demande alors, sur un ton courtois :
-Désirez vous quelques chose à boire ou a manger ?
-Oui un whisky si vous avez merci
Je m'incline et me dirige vers le frigo de la chambre pour en sortir une bouteille de whisky ainsi qu'un verre. Je reviens et présente le verre à mon invité, qui s'en saisit. Je le regarde quelques instants, lorsqu'il me demande :
-Vous ne vous asseyez pas docteur ?
Je le regarde étonné. Il tapote le matelas à coté de lui, comme s'il m'invitait à m'y asseoir moi-même. Lentement alors, je m'exécute et m'assoit à ses cotés, tout en tenant mon verre dans la main.
Un silence courtois s'installe entre nous. Tatsumi-san boit une gorgée de whisky en fermant les yeux. Je fais de même avec mon verre de vin et le regarde. Une fois qu'il eut finit de boire, il se tourne vers moi.
Je ne peux m'empêcher de constater que quelques gouttes de whisky restent a la commissure de ses lèvres. Je tends donc, lentement mon bras vers lui et un de mes doigts caresse ses lèvres.
Je l'entends me dire, ironiquement :
-Vous ne trompez pas votre étiquette docteur. Vous êtes un homme entreprenant
-Cela n'a pas l'air de vous déranger Tatsumi-san. Me trompes je ?
Il ne répond pas à ma question et je continue d'essuyer ses lèvres avec mon doigt. Puis, il s'égare et commence à caresser le contour de ses lèvres. Elles sont d'une telle douceur que je ne peux m'empêcher de réprimer un frisson.
Ce frisson me parcoure ensuite les reins. Je sursaute légèrement, mais mon doigt n'a pas quitté les lèvres de Tatsumi-san. Soudainement, je constate qu'une lueur de provocation s'est allumée dans ses yeux.
Lentement, Tatsumi-san ouvre sa bouche et engloutit mon doigt, le léchant ensuite, me regardant avec une gourmandise provocante. Je souris et lui murmure :
-J'avoue ne pas m'être attendu a cela. Vous me prenez de court Tatsumi-san
Le shinigami retire alors mon doigt de sa bouche, reprend une gorgée de whisky, me regarde et me répond :
-Ne vous en faites pas docteur je me suis préparé. Je vous avoue que je ne suis pas entièrement sobre
-Combien de verres avez-vous donc bu ?
-Assez pour accepter de vous offrir mon corps cette nuit
-Autant dire que vous êtes complètement soul. Me trompes je ?
Tatsumi-san se met alors à rire et étrangement, ce rire me fait rire également. Je mêle donc mon rire au sien. Il boit une nouvelle gorgée, finit son verre et me regarde le visage rougit par l'alcool.
Il s'approche de moi et s'écroule dans mes bras. Il tente de se relever mais en vain. Je me lève et l'allonge sur le lit en lui murmurant :
-Pardonnez moi mais contrairement à ce que vous pensez de moi je n'abuse pas des personnes soul mais des personnes sobres
C'est sur ces paroles que je le quitte et sors de ma chambre, le laissant réfléchir à mes propos
Un déroulement de soirée non prévu (by Muraki)

# Gepost op vrijdag 28 november 2008, 13u25

L'abandon (by Tatsumi)

Je sais que je suis entrain de rêver. Il y a quelqu'un à mes cotés. Qui est ce ? Tsuzuki ? Mon dieu faites que ce soit lui. Je tends mes bras, qui enlacent une taille. A qui appartient elle ? J'espère qu'il s'agit de Tsuzuki.
Je sens un corps se rapprocher du mien. Je souris. Mes lèvres se posent sur une nuque. La personne frémit et s'agite. Je sais que je suis entreprenant en cet instant, mais, s'il s'agit de Tsuzuki, c'est peut être la dernière fois que je le prends dans mes bras comme cela.
Puis, je me sens rouler et allonger sur le dos. Cela me surprend et j'ouvre finalement les yeux qui se posent sur.....Muraki ?! Je sursaute violemment, me redresse et a un réflexe absurde certes, mais, pour moi, nécessaire, je ramène la couverture sur mon corps, tandis que le médecin me regarde.
Où suis-je donc ? Ah oui....je me souviens...dans la chambre de Muraki qui m'a, gentiment proposé de le rejoindre à son hôtel. J'ai mal à la tête soudainement. Que se passe t il ? Ah oui...le double saké suivit d'un whisky me reviens en mémoire :
-Et bien Tatsumi-san. Après vous dites que c'est moi qui suis un homme entreprenant ?
-Taisez vous vous ! J'ai un mal de chien à la tête
-Pas étonnant, avec l'alcool que vous avez bu n'importe qui aurait la gueule de bois je vous assure
Je grogne et lui tire la langue. Il me sourit. Etrangement, ce sourire est doux et il me rappelle Tsuzuki. C'est impossible ! Muraki ne peut pas me rappeler Tsuzuki ! Je suis encore sous l'effet de l'alcool ! C'est la seule explication possible !
Le médecin me prend par les épaules et me rallonge sur le lit. Il me regarde et me dit, comme s'il s'inquiétait pour ma santé :
-Reposez vous Tatsumi-san. Vous êtes encore soul
Je grogne et lui répond ironiquement, avec une lueur de défi, allumée dans les yeux :
-Comme ça cela vous permettra d'abuser de moi à votre guise. Vous devriez vous réjouir docteur
J'entends Muraki pousser un soupir. Un de ses doigts se pose sur mes lèvres, tandis que ses propres lèvres se posent sur mon front. Puis, elles descendent, en ignorant mes lèvres et se posent sur mon cou.
Je frémis et lève la tête, lui dévoilant ainsi ma gorge vulnérable. Je maudis ma faiblesse en cet instant, car je ne peux ni me lever, ni m'exprimer :
-Hmm...Muraki...
L'homme lève alors la tête et me regarde. Il penche ses lèvres sur les miennes mais ne m'embrasse pas. Il attend, comme s'il voulait que ce soit moi qui prenne l'initiative de l'embrasser le premier.
Je soupire et mon regard se fait étrangement tendre. Pourquoi ne pas m'abandonner entre les bras d'un autre homme que Tsuzuki ? De toutes façons, il a Kurosaki alors pourquoi penserait il à moi ?
Pourtant, quelque chose frappe ma conscience. Seiichiro tu ne vas pas t'abandonner dans les bras de Muraki tout de même ? Il est censé être ton pire ennemi ! N'oublie pas que c'est lui qui a violé et tué Kurosaki !
Je soupire de nouveau et lève les yeux sur les lèvres que me propose le médecin. Celles-ci n'ont pas bougées de position et sont toujours au dessus des miennes, attendant que je les capture.
Je ferme donc les yeux et murmure à Muraki :
-Vous avez gagné docteur. J'abandonne
Je me redresse donc et capture ses lèvres fougueusement. J'ai abandonné la partie. La seule pensée qui me vient à l'esprit est :
-Excuse moi Tsuzuki
Puis, je m'abandonne aux caresses du médecin
L'abandon (by Tatsumi)

# Gepost op zondag 30 november 2008, 06u00